
L’étude de cet album s’inscrit dans une mise en réseau autour de cet auteur et par niveau dans le cycle3.
Auteurs : Yvan Pommaux
Editions : Ecole des loisirs
ColIection : Archimède - 44 pages
Difficulté de lecture : niveau 3
Présentation :
Cet album (documentaire) raconte la vie quotidienne d’un petit garçon de huit ans, dans les années cinquante. Les premières planches d’Yvan Pommaux renvoient à la guerre, dans des couleurs sombres, qui contrastent avec la luminosité qu’on lui connaît d’ordinaire, dans ses albums. Les images retracent la mise à l’écart des juifs, les camps de concentration, l’évacuation, les combats, la gestapo et son emblème, la résistance...et peuvent susciter une discussion avec des enfants qui ont encore des connaissances floues sur cette époque grâce à ce rapide panoramique des années 39-45.
Alain, le personnage principal est de tous les dessins d’Yvan Pommaux. Le format à l’italienne de l’ouvrage nous permet de le voir grandir de 1 à 8 ans et de nous arrêter sur ses vêtements, sur sa taille. On nous rappelle aussi le hit-parade des prénoms de l’époque et il est fort probable que les enfants retrouvent les noms de leurs grands-parents, qui ouvriront ce livre avec un brin de nostalgie et pourront montrer à leurs proches, grâce aux recherches très précises de Pommaux, ce qu’était l’ambiance de l’époque.
On retrouve ensuite Alain dans son appartement avec une vue en coupe qui permet d’observer l’organisation de l’immeuble et de s’arrêter sur des détails qui ont pu marquer la vie de l’époque (les WC sur le palier, l’absence de salle de bains...). On passe ensuite à la rue, aux boutiques, où l’on paye en anciens francs, il existe encore des laitières et Alain s’arrête à l’épicerie pour acheter les fameux caramels à un franc. Il est question des amis d’Alain, notamment du fils d’un immigré russe. C’est l’occasion d’évoquer leurs conditions de vie difficiles, sous couvert de présenter la famille de son copain Serge.
Les garçons se rendent à l’école et là encore c’est un univers différent qui s’ouvre aux jeunes lecteurs, qui grâce aux larges dessins voient les pupitres avec les encriers, les blouses des élèves... mais les petites vignettes sont l’occasion d’exhiber les plumiers, les buvards, aujourd’hui disparus. Alain montre qu’il est capable de faire des bêtises (les punitions sembleront sans doute bien rudes) autant que de jouer aux billes ou aux osselets. Les grandes dates qui ponctuent la vie d’un enfant font l’objet d’une petite histoire : Noël , « le jeudi », les grandes vacances. Les parents d’Alain sont aussi décrits dans leur travail, souvent avec beaucoup d’humour, mais aussi avec leurs habits du dimanche et leurs loisirs. Le narrateur nous parle aussi des grands-parents d’Alain.
Lecture de l’œuvre (séquençage) :
Types de lecture :
Lecture silencieuse par les élèves : qui peut se faire individuellement ou par deux dans des moments ou les élèves sont en autonomie.
Lecture orale des élèves : en classe entière
La lecture :
Cet album fourmillant d’informations peut se lire de façon aléatoire chacune de ses lectures correspondant à un thème abordé dans l’album.
Un préalable indispensable est de s’attarder sur les doubles pages 6 et 7 et de faire le point avec les élèves sur ce qu’évoquent ces illustrations
Au terme de chaque séance, et pour favoriser la compréhension et l’appropriation de ce qui vient d’être lu, on peut demander aux élèves de résumer et de reformuler ce qui vient d’être lu. Enfin on peut établir pour chaque thème un tableau du genre :

Dire :
Débat réglé
Dans le cadre d’une étude en réseau autour de l’auteur, L’île du monstril aura pu être étudié au CE2 en y reprenant entre autres au cours de la séance hebdomadaire consacrée au débat réglé, le postulat de départ énoncé par Poil-gris : « De nos jours, les enfants sont tous des empotés ! »
Si l’album en question apportait déjà une réponse, on peut envisager de se la reposer et de chercher d’autres réponses au regard de la lecture d’ Avant la télé..
Ecrire :
Parmi les divers thèmes abordés, on peut choisir l’école et reprendre le tableau qui aurait été renseigné et y adjoindre une troisième colonne. Cette troisième colonne étant remplie collectivement et de façon consensuelle.

Au terme de ce travail on peut demander aux élèves de réécrire par exemple les pages 20 et 21 de l’album.